Festival CinéMEC
About This Event
Le festival CinéMEC propose une semaine entière de projections célébrant la créativité cinématographique qui a marqué la Maison au fil des décennies. Chaque soir, un film différent, réalisé par un alumnus/une alumna de la maison, portant sur un alumnus/une alumna ou né d’une collaboration avec un alumnus/une alumna de la maison, met en lumière la richesse des regards qui s’y sont croisés, depuis 1926.
Fiction, documentaire, expérimental ou animation : CinéMEC dévoile des œuvres où se superposent mémoire collective, créativité émergente et fragments de vie captés entre ses murs. Ce festival offre un voyage à travers l’histoire audiovisuelle de la maison, tout en révélant la vitalité artistique de celles et ceux qui continuent d’y faire vivre l’image.
Programmation :
Dimanche 15 novembre : ouverture du festival
16h – Mot d’ouverture d’Anaïs Barbeau-Lavalette et échange.
16h30 – La Déesse des mouches à feu, de Anaïs Barbeau-Lavalette (2020 – 1h46) En présence de Anaïs Barbeau-Lavalette
Le jour de ses 16 ans, Catherine reçoit un discman jaune, le livre Moi, Christiane F… et le droit d’aller au centre d’achats. C’estaussi le jour où son père fonce par exprès dans un mur avec le jeep de sa mère. Catherine traverse l’adolescence en même temps que ses parents amorcent un processus de divorce. Elle s’en fout. Elle est trop occupée à gérer Mélanie Belley qui la terrorise pour absolument rien. C’est en lui volant son chum Pascal que Catherine monte l’échelle sociale de la polyvalente. Catherine a hâte de tout connaitre.
L’exploration ne sera pas douce ni romantique. De Pascal à Keven, d’une dérape à l’autre, elle vieillit dans le chaos violent et spectaculaire de l’adolescence grunge des années 90.
19h30 – Un nuage (qui ne changera rien à ma vie) passe dans le ciel, de Matthew Wolkow et François Désaulniers – Avant-première
En présence de François Désaulniers (2026 – 13min)
Trois-Rivières, Québec, automne 2002. Simon, un étudiant à la maîtrise rêvasse dans son fauteuil en observant un nuage. Soudain, il est interrompu par la livraison d’un livre rare qu’il avait commandé. À sa grande surprise, les timbres sur l’enveloppe le fascineront au point de réveiller un questionnement existentiel.
20h – Gagne ton ciel, de Mathieu Denis – Avant-première
En présence de Mathieu Denis (2025 – 1h45)
Nacer Belkacem s’est bâti, au fil des années, une situation enviable aux yeux de tous : père de famille aimant, mari heureux, employé modèle et citoyen respecté de sa communauté.
Mais sous cette surface en apparence parfaite, le vernis craque. Nacer a accumulé les dépenses et fait des investissements douteux. Ilcroule sous les dettes. Au bord du gouffre, il élabore un plan désespéré pour tenter de se sortir la tête de l’eau. On n’a qu’une vie pour gagner son ciel…
Lundi 16 novembre : Générations et transmission
18h – Les Enfants de Refus global, de Manon Barbeau (1998 – 1h14)
Documentaire personnel de Manon Barbeau, fille de l’un des signataires. En 1948, le manifeste du Refus global de Paul-Émile Borduas proclame la fin du « règne de la peur multiforme » incarné par le régime duplessiste. Cinquante ans plus tard, tous les livres d’histoire font état de ce document qui jeta les bases du Québec moderne. La cinéaste est allée à la rencontre des fils et fillesdes Barbeau, Borduas, Mousseau et Riopelle, « enfants de Refus global » qui ont subi comme elle les conséquences du geste révolutionnaire de leurs parents. Aucun n’est sorti indemne d’une enfance faite d’inquiétudes et d’abandons, mais aussi d’une richesse que l’art seul peut apporter.
19h30 – Barbeau, libre comme l’art, de Manon Barbeau (2000 – 49min)
Documentaire sur le peintre et sculpteur Marcel Barbeau, l’un des plus irréductibles signataires de Refus global. Pionnier d’un art multiforme et pluridisciplinaire, ce passionné de danse et de musique contemporaines n’a cessé d’accumuler les audaces. En témoigne une œuvre majeure qui aura tardé à recevoir la reconnaissance qu’elle mérite. Mais voici que l’artiste obtient un atelier de la Ville de Paris et qu’un musée lui consacre une rétrospective. C’est pour nous l’occasion de suivre un Marcel Barbeau revigoré, d’admirer ses œuvres aux éclatantes taches de couleur ou de l’observer au travail. Autant d’éléments assemblés par la réalisatrice des Enfants de Refus global pour brosser ce portrait riche et chaleureux d’un artiste indomptable qui est aussi son père.
20h30 – Masterclass de Manon Barbeau, animée par Guillaume Sapin, directeur de Vues du Québec.
Manon Barbeau fait partie du paysage audiovisuel québécois depuis plus de trente ans. Réalisatrice et scénariste, elle a travaillé à de multiples émissions, dont la très primée série Le club des 100 watts. À l’Office national du film, elle réalise, en 1998, le percutant documentaire Les enfants de Refus global. L’année suivante, elle a réalisé L’armée de l’ombre, où elle donne la parole à de jeunes marginaux. Puis ont suivi d’autres films faisant également une place aux exclus. En 2004, Mme Barbeau a fondé le Wapikoni mobile avec le Conseil de la Nation Atikamekw et le Conseil des jeunes des Premières Nations, un studio ambulant de formation et de création audiovisuelle destiné aux jeunes Autochtones. Dix ans plus tard, cette initiative poursuit son chemin en tant que puissant instrument de développement humain et culturel pour les premiers peuples, au Québec et ailleurs en Amérique. (Source : site de l’Ordre National du Québec)
Mardi 17 novembre : Troubles au Québec
19h – Deux épisodes dans la vie d’Hubert Aquin, de Jacques Godbout (1979 – 56 min) intervention de Sylvain Garel
Documentaire sur la vie d’Hubert Aquin. Vivant, il était un personnage éblouissant et hors de l’ordinaire. Mort, il est déjà légendaire. De sa légende, tout est à la fois vrai et faux. Ni biographie, ni œuvre critique, ce film est une évocation de son univers.
21h – Les Ordres, de Michel Brault (1974 – 1h49)
Avec l’intervention de Sylvain Garel
À mi-chemin entre la fiction et le documentaire, Les ordres est basé sur le témoignage d’une cinquantaine de personnes emprisonnées sans motif à la suite de l’adoption de la Loi sur les mesures de guerre pendant la crise d’Octobre 1970 au Québec.
Mercredi 18 novembre : Jeune public
16h – La Guerre des tuques, d’André Melançon, produit par Rock Demers (1984 – 1h32)
La guerre des tuques raconte l’histoire d’une bataille épique entre deux bandes de jeunes dont l’enjeu est un grand château de neige etde glace. L’un des groupes est dirigé par Luc, un chef jusqu’alors incontesté et l’autre est dirigé par Pierre et son inséparable Saint-Bernard. Une nouvelle venue au village, Sophie, se joindra bientôt à la bande de Pierre.
Soirée Marcel Sabourin
18h – J.A. Martin photographe, de Jean Beaudin (1977 – 1h41)
Être photographe, au tournant du siècle, c’est être un esprit audacieux, un artiste. J.A. Martin ne sait pas encore que sa femme, Rose-Aimée, est à la hauteur de cet esprit. Elle est aussi spontanée qu’il est placide, et aussi déterminée que lui. Rose-Aimée a la trempe des héroïnes de D.H. Lawrence.
Quand elle décide de l’accompagner dans la tournée annuelle de ses clients, rien ne va l’empêcher de mettre son projet à exécution. La résistance sourde de l’entourage est éloquente. Grand-mère, sœur, voisine, ou même mari n’y voient qu’une lubie. La place de la femme est au foyer.
Rose-Aimée a senti juste. En voyage, elle se redécouvre et son mari du même coup. Dans une campagne aquarelle, au petit matin,elle goûte au bord de la route, le premier café ne que lui ait jamais préparé son mari.
21h – Au boute du rien pantoute, de Jérôme Sabourin (2024 – 1h30)
Tous les matins, depuis les années 60, Marcel se confie à son magnétophone à cassettes. C’est à partir de ses confessions sur la vie, l’infiniment petit comme l’immensément grand, que ce film documentaire se déploie à travers les époques.
Au boute du rien pantoute raconte la vie incroyable d’un homme aux personnalités multiples : un acteur polyvalent, un improvisateur hors pair, un scénariste et un parolier à ses heures. Filmé par son fils Jérôme Sabourin, ce portrait-essai ludique est un hymne à la vie, un regard à la fois intime et social d’un homme libre qui a sauté dans « tous les autobus » qui se sont présentés à lui.
À l’aube de ses 89 ans, Marcel Sabourin raconte notre histoire, et la sienne, avec toute la fantaisie qui l’habite.
Jeudi 19 novembre : Soirée des auteurs
18h – Miron : un homme revenu d’en dehors du monde, de Simon Beaulieu (2014 – 1h15)
Véritable fresque esthétique alliant le portrait, le documentaire politique et le cinéma expérimental, Miron : un homme revenu d’endehors du monde raconte l’aventure collective du peuple québécois à travers l’œuvre de son plus grand poète, Gaston Miron. Constitué exclusivement de documents d’archives, cet essai cinématographique, construit à la manière d’une mémoire en fragments, se veut une réflexion sur la survivance des cultures menacées à l’échelle du monde.
19h30 – Comment conquérir l’Amérique en une nuit, de Dany Laferrière (2004 – 1h36)
Fraîchement arrivé à Montréal avec pour mission de conquérir l’Amérique en charmant la femme blonde, Gégé, jeune Haïtien dans la trentaine, débarque chez son oncle Fanfan, un homme casanier qui a troqué la poésie contre un bon vieux taxi. Sous le signe de l’humour et de la convivialité et d’un agréable festin auquel participent Andrée et Denise, deux jumelles québécoises aux contrastes évidents, nos deux joyeux lurons font le bilan de leur vie, de leurs souvenirs et de leurs fantasmes. À la télé, omniprésente dans lerécit, diverses personnalités dressent un amusant portrait de la société nord-américaine. L’espace d’une nuit qui se terminera de façon inattendue, les deux désopilants protagonistes tenteront de conquérir… l’Amérique !
Vendredi 20 novembre : Soirée Musique, mine et mystère
16h – L’enfant prodige, de Luc Dionne (2009 – 1h41)
André Mathieu est un jeune prodige du piano. Avec sa famille, il s’installe sur Paris afin qu’il suive des cours de composition, mais la guerre éclate et contraint la famille à quitter le pays. Des années plus tard, André n’est plus le génie d’autrefois. Son addiction à l’alcool et sa mère possessive l’empêchent de devenir le compositeur qu’il désire.
18h – Souterrain, de Sophie Dupuis avec James Hyndman (2020 – 1h37)
Maxime, la vingtaine, travaille dans la mine d’or d’une toute petite ville du Québec. Ici, tout le monde se connaît et tout le monde connaît la mine. À l’origine d’un drame qui a failli coûter la vie à Julien, son ami d’enfance, il est en proie aux doutes et à la culpabilité. Lorsqu’une violente exposition retentit sous terre, Maxime voit l’occasion de se racheter : il descend dans l’antre de la mine avec la ferme intention de ramener chacun de ses collègues et amis vivants…
20h – Mystère B., de Philippe Baylaucq (1997 – 53min)
Mais qui est donc Marcel Baril ? Quel est le Mystère entourant la vie et l’œuvre de ce peintre sorti de l’ombre ? À travers un film, le cinéaste est allé le découvrir. Il avait quitté le Québec cinquante ans auparavant pour Paris où il peignait depuis, en secret.
Samedi 21 novembre : La relève cinématographique
18h – Courts-métrages
La couleur de Réal, de Barbara Arsenault (2023 – 50min)
En présence de la réalisatrice Barbara Arsenault
Un océan les sépare, l’Atlantique. Une petite-fille part sur les traces de son grand-père. Elle l’a beaucoup vu, mais ils ne se sont jamais réellement rencontrés. À 94 ans, Réal Arsenault a une vie qui mérite d’être racontée. Peintre qui a marqué l’histoire de l’art contemporain québécois, il a aussi beaucoup œuvré en politique auprès des sympathisants prônant un Québec libre et affranchi. Cefilm est un hommage à sa vie et à son art, tout en questionnant ce qu’on laisse sur Terre, l’héritage donné à nos enfants, nos petits-enfants, et l’importance de la communication au sein d’une famille.
Juste un toit, d’Emmanuel Rioux et Alexandre Petitclerc (2024 – 19min)
Trop d’histoires racontent les horribles conséquences de la crise du logement. Celles de Jeannette et Frances nous font ressentir la difficile expérience de l’expulsion. Pendant de longs mois d’angoisse, d’espoirs déçus et de déracinement, Jeannette et Frances luttent, seules et entourées, contre un phénomène de plus en plus marqué : la perte du logement.
La racine de l’arbre, de Ghizlane Cherfeddinne (2025 – 11min)
En présence de la réalisatrice Ghizlane Cherfeddine
Ce film explore la porosité entre mémoire et identité, en mettant en scène un homme qui chemine à travers les fragments épars de son passé, confronté à l’érosion silencieuse de ce qui fondait jadis ses repères.
Maison familiale, empathique et créative, de Bryan Christopher Tan (2026 – 35 min)
En présence du réalisateur Bryan Christopher Tan
Réalisé par Bryan Christopher Tan à l’occasion du centenaire de la Maison des étudiants canadiens, ce film retrace, à travers sa devise, les liens créés par la maison parmi ses fondateurs, directeurs, son personnel et ses résidents depuis son inauguration en 1926.